Pérou

  • Informations générales

Carte d’identité :

Intitulé officiel du pays République du Pérou
Capitale Lima
Superficie (km²) 1.285.220 (42xBel)
Population (en millions d’habitants) 29,6 (3xBel)
Habitant(e)s Péruvien(ne)s
Langues Espagnol, Quechua et Aymara
Monnaie Nouveau Sol
Décalage Horaire GMT -5
Mois le plus chaud Février
Mois le plus froid Aout
Sommet Nevado Huascaran 6768 m
Pays limitrophes Equateur, Colombie, Brésil, Bolivie, Chili

Quelques informations :

Le Pérou est un pays qui défie l’imagination. Avec ses temples oubliés, étranglés par des lianes, ses tombes impériales, et d’antiques trésors d’une richesse inouïe, il attire depuis longtemps les aventuriers. Grondement des rivières tumultueuses, feulements des pumas dans la nuit et rituels chamaniques séculaires font partie de la vie quotidienne.

Ce pays a vu naître et périr empire après empire : même les guerriers incas et les conquistadors espagnols n’ont pu s’y maintenir. C’est une contrée fabuleuse, dotée de pics andins glacés où planent les condors, de vastes déserts côtiers et de chaudes forêts humides dans le bassin amazonien. Ce pays étonne par sa diversité, qui s’illustre aussi bien dans la multitude des peuples indiens, des langues et des traditions, que dans la variété de la faune et de la flore.

Les principales activités du pays:

Le tourisme, l’agriculture, la pêche, les feuilles de coca, le papier, les minerais, le pétrole et les produits chimiques.

Un peu d’histoire :

XIIe siècle av 0: vivant en nomades, de la chasse et de la cueillette de fruits, les premiers habitants du Pérou s’abritent dans les grottes de la région côtière.

IVe siècle av 0: les cultures de coton, courge, haricot, piment rouge, apparaissent. Des civilisations plus évoluées, telles celle de Chavín, introduisent l’agriculture, le tissage et, dans la foulée, la religion. Ils disparaissent mystérieusement au IIIe siècle av 0. Leur succèdent des cultures marquantes, notamment Salinar, Nazca et Huari.

XVe siècle: les Incas ont bâti, dès les premières années, un vaste empire englobant une grande partie du territoire, et dont l’influence s’étend jusqu’en Colombie et au Chili.

1526-1572: le conquistador espagnol, Francisco Pizarro, explore les régions côtières du Pérou, ébloui par les richesses des Incas. Il soumet, rançonne puis exécute l’empereur inca Atahualpa en 1533. Il fonde la ville de Lima en 1535.

XVIIe-XVIIIe siècles: s’instaure une paix durable qui permet à Lima de devenir le centre économique et social des pays andins. Toutefois, l’exploitation par les colonisateurs des Amérindiens conduit ces derniers à la révolte en 1780.

28 juillet 1821: indépendance du Pérou par rapport à l’Espagne.

  • Bons plans

Transport

Vélos et avion: bon, on n’adore pas faire de la pub pour les compagnies d’aviation, mais on a parfois besoin d’elles, et dans notre cas, pour traverser l’Atlantique et rejoindre Lima depuis Madrid, on a été très agréablement surpris par TAM Airlines, qui ont été plus que performants pour le transport des vélos. Equipe agréable (ils ont même retrouvé nos bagages pour y glisser nos outils qu’on avait oublié d’enregistrer, 1/4 d’heure avant l’embarquement), pas de supplément pour les vélos considérés comme une pièce de bagage (on a dû les emballer dans des cartons, mais sans rien démonter d’autres que les pédales et tourner le guidon dans l’axe du vélo), aucune casse à l’arrivée, et ils étaient là en même temps que nous… On a peut-être eu de la chance, mais l’équipage avait l’air d’être habitué à transporter des vélos…

Vélos et autobus: on a pris un bus de Lima pour rejoindre Cuzco, 22h de route, avec la compagnie Tepsa, ils ont mis les véls dans la soute à bagages, pour seulement 20 soles de supplément par vélo…

Où loger?

A Lima: nous avons trouvé une très chouette auberge, tenue par 2 français, Quiqué et Juan, pleins de bons conseils. Elle est située dans le quartier sympa de Barranco, le centre est facilement joignable en Metropolitan ou en taxi. Petit bar à prix d’amis, grande cuisine où on s’est mitonné de bons petits plats, et bonne ambiance. Et puis, il faut le dire, les lits sont super confortables!

http://www.casonaroja.com/

Où boire et manger?

A Cuzco:

- Las Machitas: si vous voulez déguster de bons ceviches, c’est l’adresse de référence des Cusquéniens. C’est un peu en dehors du centre, 3 soles en taxi pour s’y rendre, et c’est vraiment bon! Et puis, on dit que le ceviche, c’est aphrodisiaque! ;)

- La Maria Angola: dans la rue Choquechaca. Nous, c’est le genre de bar-resto qu’on aime bien, tranquille, pas très glamour sans doute, et donc pas très fréquenté par les touristes, la bière n’y est pas chère et les dames qui s’en occupent très sympas!

Que faire?

A Huaraz, la cordillère Huayhuash:

Juste un mot pour dire que si vous avez le temps, et un peu plus d’argent, il vaut mieux faire le tour en 10 jours plutôt qu’en 8, nous on a trouvé ça un peu fatiguant…

Pour le trek Santa Cruz, que l’on n’a pas fait, il paraît qu’il est très facilement accessible sans guide, il est bien indiqué, il vous suffit de porter vous même votre tente et un sac de couchage bien chaud, ainsi que de la nourriture pour 4 jours, pour l’eau, pastilles ou filtre sont de rigueur.

Le Machu Picchu:

Nous, on a finalement décidé de ne pas faire ce grand classique, pour diverses raisons, dont celles de l’afflux touristique en cette période de juillet et le coût assez conséquent de l’excursion. Mais on vous glisse quand même un bon plan, testé il y a cinq ans, de plus en plus connu, il vous suffira de vous renseigner à l’office du tourisme de Cuzco ou peut-être dans votre auberge pour les détails. Pour éviter de payer le train depuis Cuzco, fort coûteux, il y a un autre moyen de se rendre sur le site, et c’est également un trek agréable pour ceux qui ne veulent pas fouler le chemin usé de l’Inca. Prenez un bus depuis Cuzco en direction de Santa Maria et Santa Teresa, puis traversez l’Urubamba au moyen d’une nacelle suspendue au-dessus des flots tumultueux, marchez jusqu’à la centrale électrique et suivez les rails de chemin de fer jusque Agua Calientes. C’est plus long que le train (il faut compter deux jours, avec moyen de trouver un logement sur le parcours), mais beaucoup beaucoup moins cher, et très intéressant…

  • En vélo sur les routes péruviennes

De Cuzco à La Paz, par le nord du lac Titicaca

On a seulement commencé notre parcours à Cuzco, direction la capitale bolivienne, soit 800 km en tout, et plus ou moins 600 au Pérou, avec les détours…

Et oui, il y a eu des détours, parce qu’on a voulu prendre les routes secondaires et éviter la grosse artère qui sort de Cuzco. On a donc pris la direction de Yaurisque. Le début de la route étant en travaux, on a roulé une bonne vingtaine de kilomètres sur une piste, mais en très bon état, et même si la montée était un peu longue, on s’en est sorti sans trop de mal avec une belle vue de Cuzco. La descente vers Yaurisque est magnifique, une route asphaltée quasi rien que pour nous, il fallait juste éviter les éboulis qui mangent la route.

Mais c’est à Yaurisque que les difficultés ont commencé! Plus d’asphalte, rien qu’une piste caillouteuse et poussiéreuse. En montée, c’est difficile car on n’accroche pas bien, en descente, c’est tout aussi pénible, parce que ça glisse et que les chutes ne sont pas loin, surtout avec un vélo chargé. Recommandé seulement pour les adpetes du VTT, ce n’est alors pas très difficile, mais pour nous, c’était trop fatiguant, et il nous a fallu 4 jours avec un peu de stop et de bus pour parcourir 130 bornes et finalement rejoindre la route principale.

En fait, la circulation sur cette route est encore raisonnable, si ce n’est qu’à certaines heures il y a une floppée de bus qui passe. Bien se planquer sur la bande qui longe la route, elle est souvent assez large en en relativement bon état, sauf sur quelques tronçons où elle peut-être assez foireuse. Il faut alors parfois se résoudre à se jeter sur le côté quand un chauffeur de bus mal luné vous pousse plutôt que de freiner (ce n’est pas la majorité mais on en a quand même croisé deux ou trois!).

Pour ceux qui ne veulent pas planter leur tente, ou qui comme nous arrivent en ville pour l’étape, il y a de petites auberges vraiment pas chères et correctes. A Aguas Calientes, réclamez le bain privé tant que la chambre n’est pas finie (il n’y a pas de douche, mais de l’eau chaude à profusion pourtant!)!

Le tronçon Juliaca-Puno (si vous avez survécu aux kilos de kérosène respirés et aux coups de volant surprenants des moto-taxis de Juliaca! Cela dit, c’est une expérience assez intéressante à vivre…) n’est franchement pas extraordinaire, mais ce n’est pas très long, donc il suffit de mordre sur sa chique. L’arrivée à Puno, tout en montées, est assez pénible avec la circulation.

Et alors, le clou du trajet: le passage par le nord du lac Titicaca! On y avait presque renoncé car ça semblait difficile à mettre en oeuvre à cause de l’immigration péruvienne, vu qu’il n’y a pas de bureau à Tilali, le point de sortie du Pérou au nord. Mais après avoir posé la question au bureau d’immigration de Puno (situé dans la rue dont l’angle est le bureau de police, à côté de la cathédrale), on a réussi à obtenir un cachet de sortie du pays à date postposée, le plus que l’on semble pouvoir obtenir est 4 jours, ce qui est largement suffisant pour rejoindre Tilali. Il faut un peu chipoter, photocopier les passeports, passer à la police judiciaire et revenir au bureau d’immigration, mais ils vous expliqueront tout ça très bien…. En tout, ça prend peut-être une heure. Par contre, il faut absolument se rendre à Puno pour effectuer ces formalités. C’est un détour, mais ça vaut vachement le coup.

Après, il n’y a plus qu’à rouler et ouvrir grand les yeux. On est revenu à Juliaca en bus, pas la peine de se farcir une deuxième fois ce tronçon pas intéressant pour un sou (vous pouvez même pour plus de facilité laisser vos vélos à Juliaca dans une auberge, et faire l’aller-retour vers Puno en collectivo). Les 50 kilomètres vers Huancané ne sont pas terribles non plus, il y a pas mal de circulation, mais après, quel plaisir quand le lac apparaît!!! Et on le longe pendant plusieurs jours, parfois de haut, c’est tout simplement magique! Il n’y a quasiment pas de circulation, et les gens sont vraiment accueillants, l’ambiance est bien différente que sur la route principale.

En tout, il y a une cinquantaine de kilomètres de piste, mais ce n’est pas trop difficile, et la vue sur le lac après le passage de la frontière est impressionnante… Les bivouacs sont magnifiques, il faut juste avoir un sac de couchage bien chaud, et une bonne protection contre le vent pour le réchaud sous peine de ne pas savoir cuisiner (hé hé, c’est bon les biscottes dans la tente!) ou de mettre le feu aux herbes sèches. Bref, à vous d’essayer, nous on vous recommande chaudement cette route!