Thaïlande

  • De Sukhotaï jusqu’au Laos, les montagnes du nord…

Publié le 01 avril 2011 par Claire, photos de Jean-Louis

Allez, on enchaîne, comme nous l’avons d’ailleurs fait après Sukhotaï (ça en est un celui-là d’enchaînement, hé hé !). Après cette journée de visite et une nuit écourtée par nos voisins qui se disputent, nous avons redémarré pour une petite étape, il fait très chaud, on dépasse les 30 degrés, et on s’arrête assez tôt dans un petit village… Quelques heures plus tard, Jean-Lou entend un petit « clic » dans le couloir. Son oreille en alerte lui fait dire « des vélos ! ». Effectivement, ce sont des tandemistes, arrêtés par le soir qui va tomber. Et, surprise, nous les connaissons ! Ce sont Marine et Vianney que nous avions rencontrés deux mois avant de partir dans le magasin de vélos de Bruxelles, à la recherche de leur bonheur. Nous pensions éventuellement nous croiser en Amérique du sud, ce qui s’était révélé impossible, nous ne pensions pas du tout à la Thaïlande, quand le hasard joue avec nous !

Le lendemain, c’est donc à quatre que nous repartons. Comme avec la petite famille, décidément nous ne roulons qu’avec des tandémistes, nous sommes tout heureux d’avoir de la compagnie et nous papotons à qui mieux mieux. Jusqu’à ce qu’une côte digne de ce nom nous calme un peu, 400 mètres de dénivelé en quelques kilomètres, ouch, c’est raide, ils n’ont pas pensé aux pauvres cyclistes chargés qui passent par là ! En tandem, c’est encore plus difficile, mais nos deux comparses ont le mollet solide, et lentement mais sûrement arrivent au sommet sans s’arrêter, chapeau ! D’ailleurs, nous ne nous attardons pas longtemps à les féliciter, ils nous dépassent comme des bolides dans la descente, Jean-Lou essaie de rester dans leur roue en pédalant comme un sot, je finis bonne dernière, allez, j’aurai ma revanche dans la prochaine montée !

Pour cette journée, nous hésitons à franchir le prochain col dans l’après-midi. La chaleur l’emporte, nous préférons le passer au frais le lendemain, et comme Marine et Vianney sont pressés d’arriver à Chiang Maï pour obtenir leurs visas, ils prévoient une grosse étape. Allez, on va essayer de les suivre, ils comptent avaler 120 bornes, sans vent dans le dos, c’est du costaud. On se lève tôt… Le col annoncé n’est pas trop difficile quoique assez long, et surtout, ces routes qui s’élèvent nous font voir la Thaïlande de plus haut, on sue mais on apprécie ! Les paysages sont plus variés, nous traversons d’agréables forêts moins habitées que les plaines. Et nous nous faisons doubler régulièrement par des camions qui transportent de l’ail, l’odeur nous suit, mais ne nous aide pas toujours à reprendre notre souffle !

Grop coup de barre avant l’arrivée, heureusement un petit marché tombe à pic pour faire la recharge d’énergie. J’hésite entre les vers blancs aromatisés aux fourmis, ou les bananes, ce sont ces dernières qui remportent les suffrages ! On a mal aux fesses, mais on arrive au bout de ce marathon, avec pourtant une fuite de plus à réparer sur le chemin, ce qui fait bien rire nos deux français, qui parlent plus volontiers de crevaison, les fuites évoquent autre chose pour eux ! Plus qu’une étape avant la ville, on l’avale en une matinée, le goudron aussi, le traffic se fait plus dense… Après ces trois belles journées, nous nous séparons pour quelques jours, mais nous espérons repartir ensemble ensuite…

Et nous nous reposons de notre côté une petite semaine à Chiang Maï, la plus grosse ville du nord du pays. Encore deux ou trois temples au programme, mais nous levons un peu le pied de ce côté-là ! Nous découvrons une mine de livre en français, on recharge les batteries et remplissons encore nos sacoches. Que nous allégeons quand même avec l’envoi d’un colis, option bateau, il devrait arriver en Belgique en même temps que nous, nous aurons deux ou trois souvenirs du voyage. Jean-Lou à la poste fait craquer la postière… nerveusement : il lèche le timbre à l’effigie du roi, et c’est outrée qu’elle lui dit « nooooo ! » et lui tend un tube de colle. On se fait plaisir aussi, je prends une journée de cours de cuisine, ha ha, vous allez vous battre pour mes « pat thaï » (et que personne ne me parle d’un certain risotto mauve, je ne souffrirai pas la critique !) pendant que Jean-Lou se fait tailler la barbe… Et nous nous offrons enfin un massage, corps et tête pendant une heure et demi s’il-vous-plaît, le massage thaïlandais a bien mérité sa réputation ! On retrouve aussi Marine et Vianney pour une petite soirée, mais nous n’arriverons pas à partir en même temps qu’eux, nous avons encore deux ou trois choses à faire.

C’est donc avec une étape de retard que nous partons à leur poursuite. Malheureusement, j’ai l’estomac retourné, et je peine à pédaler derrière Jean-Lou. On avance moins vite que prévu, je n’arrive pas à continuer plus loin et on stoppe dans un hameau, la fièvre ne tarde pas. J’ai d’ailleurs l’impression de délirer quand j’entends comme des chiens hurler au loin : c’est la soirée karaoké du coin, on rit bien au chaud sous la couette ! Le lendemain, ça va un peu mieux, mais pas pour longtemps, cette fois j’arrive à nous coincer dans une plus petite ville qu’en Bolivie, bienvenue à Phrao ! Il y a quand même un hôpital où nous passons une journée, on hésite à rejoindre Chiang Maï car on doute un peu de la qualité de ces consultations aux urgences bondées et sans personne qui parle anglais. Mais nous étions de fort mauvaises langues, finalement un médecin parfaitement bilingue nous reçoit. Je fais des analyses en 5 minutes, résultats et ordonnance suivent, je reçois les médicaments un guichet plus loin, et tout ça sans débourser un centime ! Nous sommes épatés, et soulagés, ce n’est pas bien grave en plus, deux jours de repos et des antibiotiques feront l’affaire, en attendant on étudie le cri du gekko qui loge dans notre chambre…

Jean-Lou est sans pitié, il teste ma guérison par une longue étape montagneuse. Nous évitons les plus grosses côtes grâce aux mails de Marine et Vianney qui nous précèdent, nous désespérons par contre de les rattraper maintenant ! Et nous courons vers la borne 120, un petit mot nous attend, déposé trois jours plus tôt. Nous apprécions de plus en plus le paysage, et les villages qui parsèment la forêt sont assez particuliers ici, nous sommes entrés dans le domaine des « minorités », qui parviennent difficilement à conserver leur culture au sein du peu regardant état thaïlandais. Et c’est aussi le royaume des côtes affreuses, qui dépassent allégrement les 15 % d’inclinaison, j’avoue, je dois mettre pied à terre tandis que Jean-Lou ne lâche pas le morceau et arrache chaque coup de pédale au bitume. Heureusement, sourires et encouragements nous accompagnent le long de la route.

Nous prévoyons une dernière grosse étape avant d’atteindre le Laos, elle nous conduit au fameux triangle d’or. Nous voilà presque au point où se touchent trois pays, la Thaïlande, le Laos et la Birmanie, que nous apercevons de l’autre côté de ce fleuve qui surgit au bout de la route: le Mékong ! On guette l’opium, mais nous n’en voyons pas un grain, par contre nous suivons les courbes de ce fleuve majestueux, paresseusement comme lui, au creux de la vallée. Mais le Laos se mérite, et nous devons encore affronter deux ou trois méchantes côtes avant de s’arrêter face au Mékong. Au revoir Thaïlande, nous y avons passé deux beaux mois, maintenant le Laos et son poste frontière nous attendent de l’autre côté. Mais ceci est…

Les dernières photos de la Thaïlande

  • De Ayutthaya à Sukhotaï, la plaine du centre…

Publié le 30 mars 2011 par Claire, photos de Jean-Louis

Bon, comme vous le savez, Bangkok est bien loin, et la Thaïlande aussi. Mais entre le vélo, un peu de repos, les cybercafés glacials ou enfumés du sud de la Chine, et les tracas administratifs pour organiser la suite du voyage, nous avons eu du mal à nous tenir à jour… Heureusement, nous sommes maintenant plus au calme, et de l’appart d’un couchsurfeur à Pékin, nous nous reconnectons enfin avec vous!

Pour nous replonger presque deux mois en arrière parmi les temples boudhistes d’Ayutthaya. Nous nous y sommes rendus en train, 70 bornes en presque 3 heures, belle moyenne! ;) Et encore ce sentiment de ne pas tout comprendre… Nous nous sommes retrouvés dans un wagon qui se remplissait au fur et à mesure du voyage, mais bien que les passagers se serraient de plus en plus, nous étions toujours seuls dans un carré de six, c’est confortable, mais on s’est quand même sentis un peu rejetés. Avant de l’être tout à fait, puisqu’une famille s’est installée avec les numéros adéquats sur nos sièges. Là, les sourires attentifs ont réapparu, une dame nous a expliqué gentillement que ce wagon était normalement réservé seulement aux thaïlandais, d’autres ont essayé de nous laisser une place pour un bout de fesse… Tout ça en restant attentive, pour ma part, à bien me mettre de côté lors du passage d’un moine, il leur est interdit de toucher une femme, vive l’ambiance! Par contre, ils ont droit à des places réservées pour eux dans le wagon, résultat, un moinillon trouvera bien plus facilement une place assise dans un train qu’une petite vieille, là j’ai du mal à comprendre!

Après ce petit voyage instructif, nous sommes restés une belle journée dans la ville, sous le soleil, à faire la tournée des temples en vélo.  Nous avons commencé par lever la tête vers les oreilles pendantes d’un énorme boudha assis, 19 mètres de reflets dorés, ça en bouche un coin! Nous avons fait aussi un bond dans le passé, avec de magnifiques ruines de style khmer, puis une tête de boudha en pierre prise dans les racines d’un arbre, pour finir par un beau boudha couché… Tout en s’amusant à observer des éléphants, celui qui jouait au foot nous a impressionnés!

Et nous sommes repartis en vélo le lendemain, nous avions hâte de rouler… 70 kilomètres prévus, 100 au final, belle reprise sur les petites routes avec des panneaux uniquement écrits en thaï! Les deux jours suivants se ressemblent un peu, chauds et paysages un peu monotones et secs, on traverse à nouveau des rizières, et on aperçoit parfois une tête de boudha qui dépasse des arbres. Par contre, plus on monte, plus les sourires, dont les thaïlandais n’étaient déjà pas avares, se font nombreux, et nous n’avons plus jamais droit à un “hello” hurlé qui nous fait bondir, nous apprécions mieux les échanges ici que dans le sud. On s’offre un soir une fondue thaïlandaise, dans un bouillon parfumé nous faisons cuire des marinades de viande, des lanières de poissons, des champignons délicats, des légumes et des nouilles en tout genre, quel régal!

Après 6 jours de route, nous nous offrons une pause dans la petite ville paisible de Kamphaeng Phet. Il y a TV5 monde dans la chambre, on avoue, on passe quelques heures scotchés devant les émissions en français, ça faisait longtemps! Après les visites, on profite du petit marché, très bon marché, pour boire encore moults jus de fruits, et essayer de rester figés quand sonnent les 18 heures. Tout le monde s’arrête, c’est l’heure de l’hymne national, je vois Jean-Lou qui se dirige à pas feutrés vers moi. Je lui fais des sourcils interrogateurs, la dame qui me sert a l’air de ne pas trop se soucier des convenances par exemple, mais il me fait signe de me retourner. Ah oui, c’est vrai que par là plus personne ne moufte, les gens sont figés presque dans la position qu’ils avaient à la première note… Et quand l’air s’arrête, tout le monde se remet en route, comme si de rien n’était, on pensait avoir inventé les événements “freeze” chez nous, ça fait des dizaines d’années qu’ils existent en Thaïlande! :)

Dernière étape, Sukhotaï, que nous rejoignons en un jour. Ici aussi, nous passons une journée à se balader dans de beaux temples, c’est plus touristique mais fort agréable, et puis, comme les paysages ne sont pas très passionnants le long de la route, ça nous change les idées de faire des visites. Quoique notre collection de temples commence à être impressionnante, on essaie de garder un peu de souffle pour la suite… Un cuisinier chez qui nous prenions des habitudes (et oui, on peut avoir des habitudes dans une ville en deux jours, c’est sans doute une manière de compenser le fait que l’on bouge tout le temps…) nous donne une amulette de boudha pour le voyage, qui sait, elle nous évitera peut-être le prochain clou!

C’est donc ici que nous nous arrêtons cette fois-ci, avant d’attaquer les reliefs plus vallonnés du NNNoRRRd! A très bientôt vous tous!

Les photos

  • Bangkok, capitale du tourisme…

Publié le 2 mars 2011 par Claire, photos de Jean-Louis

Un petit article sur la capitale… Nous y sommes arrivés après 9 heures de train, de bon matin, prêts à affronter le flot des 2,3,4,6 roues en tout genre! Nous ne nous en sommes pas trop mal tirés, Jean-Lou a su nous guider sains et saufs jusqu’à notre guesthouse. Et là, nous avons eu droit à un premier mauvais contact avec cette ville, nous sommes tombés sur un réceptionniste exécrable qui s’est vexé pour une raison idiote, et pas question de problème de communication dans ce cas-ci, c’était juste un mal luné!

Comme il n’y avait pas d’autres hôtels disponibles, nous avons mordu sur notre chique, et heureusement les jours suivants se sont mieux déroulés. Nous avons élu domicile sans le savoir dans un des quartiers les plus touristiques de la ville, au point de vue dépaysement, il y a mieux, il y avait des “blancs” partout, quoique pour nous, c’est sûr, nous n’en n’avions plus vu autant depuis notre départ!

Nous avons passé une semaine dans la capitale, à visiter de magnifiques temples, les premiers pour nous puisque le sud n’est pas vraiment réputé pour son architecture mais plus pour ses plages, à flâner, à faire quelques emplettes, aïe, les kilos en trop guettent nos sacoches, à quand le régime!?, et aussi à nous reposer. Et puis, nous avons fait les démarches pour obtenir notre visa chinois. On s’était attendus aux pires tracasseries, nous avions préparé toutes sortes de papiers pour être parés, et finalement, nous avons obtenu le précieux sésame en deux coups de cuillères à pot, comme a résumé Jean-Lou, ce n’était pas plus compliqué que d’acheter un timbre à la poste (cher quand même le timbre!)!

Jean-Lou a dû aussi emmener Dukass en réparation, les kilomètres en vélo, ça use, ça use, surtout le deuxième plateau! Et nous nous sommes préparés à la fameuse interview sur Purefm, cinq minutes en Belgique, mais beaucoup de stress à Bangkok, en cause des thaïlandais qui ne savent pas dire non, nous avons donc été ballotés d’un téléphone à l’autre en attendant l’appel, pour finalement apprendre que le dernier ne faisait que fax, il ne nous est resté que 30 secondes pour appeler dare-dare à la radio et arriver au “allo” essoufflé que vous avez entendu. Au fait, pour ceux qui voulaient entendre Jean-Lou, c’est lui qui s’y colle la prochaine fois, tendez l’oreille, nous vous préviendrons!

Heureusement, nous avons eu le nouvel an chinois pour nous détendre. On s’attendait à un défilé de dragons colorés, et nous avons eu droit à deux princesses, les dragons, c’étaient les flics et militaires qui surveillaient, pas question de faire un pas de travers, appareils photos rangés et casquette enlevée, et plus vite que ça! Nous, nous étions un peu déçus d’avoir poireauté deux heures pour ça, mais nous avons pu ainsi remarquer la grande déférence des thaïlandais pour la royauté, pas comme chez nous!

Après cette semaine où nous n’avons pas vraiment succombé aux charmes de Bangkok, nous avons fui le bruit et la circulation avec un dernier tour de passe-passe entre les voitures, et nous avons repris le train pour Ayutthaya, pour recommencer le vélo d’un endroit plus calme… A bientôt pour la suite!

Les photos de Bangkok

  • Nous sommes en Thaïlande, bienvenue en 2554!

Publié le 15 février 2011 par Claire, photos de Jean-Louis

Voilà voilà, enfin des nouvelles du royaume de Siam, pas très fraîches avec plus de trente degrés par ici! Petite précision culturelle, nous avons fait un bond de 543 ans dans le futur, puisqu’ici les Thaïlandais se basent sur la mort de Boudha comme an 0…

Nous étions restés en route sur les eaux malaises vers la Thaïlande. Nous avons débarqué à Satun en début de soirée, et on s’est dépêchés de pédaler, il nous restait une dizaine de kilomètres avant d’atteindre la ville même, en comme nous n’avons pas de lampes sur les vélos, nous évitons de rouler de nuit. Surtout que l’on sait que de drôles d’animaux parcourent les fôrets du pays, sur tout le chemin le long des arbres, le moindre bruit suspect nous faisait sursauter, on s’attendait toujours à voir bondir un tigre rugissant! Mais rien de tout ça ne n’est passé, et nous sommes arrivés dans une petite ville tranquille… L’accueil a été tout de suite à la hauteur, un jeune motocycliste nous a guidé jusqu’à un petit hôtel très confortable, une chambre spacieuse avec TV, airco, salle de bain rien que pour nous, pour un petit prix, nous n’étions plus habitués à autant de confort! Et nous avons testé directement la cuisine relevée, nous sommes tous les deux tombés sur un plat que nous n’avons jamais pu terminer tellement il était piquant. Nous avions la langue en feu, on pleurait et éternuait, ouch, on va devoir demander du riz blanc la prochaine fois!

Le lendemain on se la coule douce, nous n’avons que 50 kilomètres à rouler pour atteindre le prochain port, et la bateau part en début d’après-midi pour les îles. Sauf que ce n’est pas 50 mais un bon 60, et on doit faire chauffer nos mollets pour arriver à l’heure. Ca y est, on y est, et après un peu de négociations pour ne pas payer le voyage des vélos aussi cher que le nôtre, on part pour l’île “Ko Tarutao” se reposer deux ou trois jours sur la plage. Au débarcadère, où nous sommes les seuls à descendre (tous les touristes vont à “Ko Lipe”, tant mieux, nous serons plus tranquilles!), nous tombons directement sur Rik et Paula, nos deux australiens, nous savions qu’ils devaient y être, mais nous sommes tous étonnés de nous retrouver si vite, on rit beaucoup et comme ils ont vite compris ce qui nous faisait plaisir, ils nous amènent deux bières toutes fraîches… Oui, cette fois-ci c’est sûr, nous avons vraiment trouvé le paradis! Tout y est, une île vraiment paisible, une belle plage de sable doux, de l’eau chaude, un endroit pour planter la tente sous les palmiers avec vue sur la mer, et de bons amis!

Nous passons un weekend de repos parfait… Le deuxième jour, nous embarquons tous, avec une chouette famille de danois rencontrée à l’occasion, dans un camion pour rejoindre la plage la plus longue de l’île, trois kilomètres de sable sans personne à l’horizon… Jean-Lou poursuit les Bernard l’hermite avec les enfants, on lit, on se baigne dans des vagues assez fortes, … Par contre, il faut quand même faire un peu attention quand on nage, une grosse méduse vient s’échouer sur la plage, brrrr, il vaut mieux ne pas s’y frotter!

Le repos du dimanche matin est un peu perturbé par les singes. Pourtant, nous étions prévenus, pas de nourriture dans la tente! Mais quand je rentre du petit restau, je vois des singes tourner autour de notre chez-nous. J’accélère en hurlant, il y en a au moins 5 ou 6 qui s’échappent en râlant, et leur capitaine fait de la résistance, il ne s’éloigne pas alors que je mets tout mon coeur, et mes nerfs, à lui faire peur, grimaces, cris et vélo en renfort, mais il tient tête! Je renonce et découvre leur méfait: ils ont déchiré une moustiquaire pour un sachet de sucre que nous avions oublié, il y a du sucre partout, merci les copains!

Après un grand nettoyage, nous partons nous détendre avec la même bande que la veille, cette fois-ci il y a du snorkelling au programme. Nous contemplons avec nos masques de beaux fonds marins de corail dur et des oursins avec des picots de 30 cm, attention aux pieds! L’eau est un peu trouble et les couleurs ne ressortent pas beaucoup, mais comme première expérience, je trouve ça magnifique, et cette fois-ci mon petit mécano se transforme en guide marin, il a tout pour lui! :) On visite aussi une grotte en kayak avec Rik, arrivés au fond on se fait peur en coupant les lampes, quel noir, et le seul son que nous entendons est celui des minuscules chauve-souris qui sifflent, c’est impressionnant! Une dernière sensation forte pour le retour, une grande raie saute hors de l’eau à la poursuite d’un poisson. Tout le monde s’extasie, sauf moi, c’est comme les goals au foot, je regarde toujours ailleurs quand ça arrive! Je me console avec les énormes méduses translucides et parfois un peu bleutées qui entourent le bateau, pas question de plonger maintenant!

Mais il est temps de rouler à nouveau. Nous quittons le petit groupe pour reprendre la route, toujours aussi chargée d’ailleurs… Nous passons de plage en plage, en traversant des cultures de palmiers et d’heveas. A Krabi, nous nous offrons une journée d’excursion en bateau. Nous sommes loins de la tranquillité de notre petite île, c’est plutôt la ruée vers les plages, et à chaque fois que nous sommes débarqués sur une île, c’est la chasse au mètre carré de sable libre! Nous nous enfuyons avec nos masques regarder les petits poissons. Ici comme dans beaucoup d’autres endroits en Thaïlande, les coraux sont devenus tout blancs, ils ont perdu leurs couleurs ou sont morts sous l’effet de la pollution, de l’afflux de touristes, de la température de l’eau qui a augmenté, … Et on participe à ces dégâts rien qu’en étant là… Il faut dire que ces lieux sont magnifiques, des îles surgissent de l’eau dans toute la baie, légèrement érodées par en-dessous ce qui leur donne plus de légèreté, les plages sont idylliques. Dommage que tous sites ne soient pas protégés…

Prochaine étape, Phang Nga. Il y a un peu moins de monde ici, et nous repartons pour une demi-journée sur l’eau. On passe entre les mangroves, et on contemple encore plus d’îles aux formes toujours surprenantes. On visite l’île “du clou”, plus connue sous le nom de James Bond Island. C’est là qu’a été tourné le film “l’homme au pistolet d’or”. Quel monde encore ici! Par contre, cette visite me permettra de faire la maline quand le lendemain, Jean-Lou nous fait une belle fuite à réparer devant 6 thaïlandais curieux, et quand je dis “tapu”, clou en thaï, ils hochent tous la tête en gardant les mains derrière leur dos.

Les arrêts, c’est fini, il nous reste encore quelques centaines de kilomètres pour rejoindre Chumpon, la ville où l’on compte mettre les vélos dans le train pour rejoindre Bangkok. C’est qu’à cet endroit là, la péninsule devient très étroite, et il n’y a plus qu’une seule route vers la capitale, pas question de rouler là. Ces quelques jours nous permettent encore d’améliorer notre thaï (en plus de “clou”, on sait dire “sans glaçons”, “riz frit” et “porc”, ça promet de chouettes conversations dans les villages où personne ne parle anglais!), d’observer un combat de coqs, d’écouter le chant des oiseux lors de concours, de voir de beaux sourires, d’entendre des “hellos” ou des “Sawatdi” chaleureux. Par contre, il y a parfois de petits malins qui nous dépassent en nous hurlant dans les oreilles, c’est loin d’être drôle, on fait à chaque fois un bond d’un mètre sous cette frayeur soudaine! On rencontre un cycliste hollandais avec qui on discute pendant une heure des petites particularités culturelles de la Thaïlande. La plus surprenante, et difficile à adopter pour nous, c’est l’art de “ne pas perdre la face”. Quelle que soit la situation, il faut garder le sourire, ne pas s’énerver, ne pas élever la voix. C’est une belle philosophie, et c’est vrai que nous avons vu des thaïlandais à peine faire la grimace après un accident de mobylette par exemple. Mais comment continuer à sourire quand on nous hurle dessus, quand on se fait poursuivre par un chien, ou quand on se fait arnaquer (avec le sourire du tricheur bien sûr). Le hollandais comptait écrire un manuel à l’usage des touristes “Comment ne pas perdre la face même quand vous vous faites avoir”… Hé hé, nous lirons avec avidité ses conseils!

Mais nous voici arrivés à Chumpon, après presque 1300 kilomètres dans la péninsule, une belle étape! On réserve le train pour le lendemain soir, et on se repose une bonne journée en dégustant une omelette aux fruits de mer, du riz gluant à la mangue, des beignets et des brochettes en tout genre… Bangkok, on arrive!

Les photos du sud de la Thailande

  • Nous entendre: interview du 2 février sur Pure Fm!

Publié le 3 février 2011 par Claire et Jean-Lou

Bien le bonjour à toutes et à tous :-) Et oui, il n’y a pas que le blog et les mails pour vous donner de nos nouvelles… Il y en a eu des fraîches et en direct live instantané de vive voix depuis Bangkok!

Nous sommes passés faire un tour sur Pure fm ce mercredi 2 février dans l’émission de Raphaël Charlier, merci François B. et Christophe V. d’avoir pensé à nous!!!

Pour ceux qui ont raté la séquence, un clic plus bas pour nous entendre…

A bientôt,

Claire et Jean-Lou…

Ecouter le pod cast

6 réponses à Thaïlande

  1. tof dit :

    et ptit poulet … moi aussi j’avais envoyé ton site à Pure … il y a 15 jours

  2. Benja dit :

    Trop FORT !!
    En direct de Thaïlande ! C’est complètement dingue !!!!

  3. Benja dit :

    Wouahaaaa! Ca a été super vite ! En plus qqs problèmes de connexion sur le web du coup j’ai pas entendu la toute fin ! Jean-Lou a-t-il poussé un petit coucou à la fin ou pas ?!
    Je vous embrasse bien fort et pédalez pédalez !!
    Bises
    benja

  4. Poulet JM et Thérèse dit :

    Enfin, nous avons pu vous trouver sur le web. Une chaleureuse pensée de Frameries.
    Bisous Th et JM

  5. xavier dit :

    et bien je vois que ça pédale fort, tant mieux
    rassurez vous votre colis est tjrs en sécurité et je projette bientôt de lui faire faire un pti tour par la poste
    je vous tiendrais au courant

    bonne route

    Xavier

  6. Gérard dit :

    …avec quelques photos le plaisir de vous suivre sera complet.
    Bonne route
    Gérard T. ( Paris )

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