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Pékin et la grande muraille…
Publié le 06 septembre 2011 par Claire, photos de Jean-Louis
Bonjour vous tous!
Voilà presque trois mois que nous sommes rentrés, il est plus que temps que nous vous racontions la fin de notre voyage, sinon nous n’aurons plus le courage de l’écrire, et vous de le lire… Nous étions restés en Chine, mais après moultes bières en votre compagnie, tout ceci n’est plus vraiment d’actualité. Allez, on vous offre un dernier épisode de la rentrée, avant d’attendre à notre tour avec impatience celui d’autres voyageurs pour rêver à nouveau!
Nous avons donc rejoint Pékin en train, un trajet de 12 heures sans souci, nos vélos ont aussi bien vécu le voyage, et à part quelques broutilles, ils sont d’attaque pour traverser la ville. Nous devons rejoindre Benoît, un ami de ma sœur, à l’autre bout le la capitale, et nous rentrons par la grande porte, la traversée de la place (on devrait plutôt dire de la plaine) Tian ‘anmen est impressionnante, elle est immense et Mao nous regarde du haut de son portrait nous débrouiller au milieu de la circulation trépidante.
Ca y est, nous sommes sauvés, on y est et Benoît nous prend en charge, il nous accueille à bras ouverts chez lui, et nous sert de guide par cette belle après-midi ensoleillée. Il faut en profiter car apparemment Pékin est souvent recouvert par la grisaille et les ciels bleus sont une denrée rare. Nous soupons chez un petit restaurateur avec menu spécial commandé par Benoît, sur la table débordante de plats, un merveilleux poisson découpé artistiquement, des œufs de 100 ans au goût prononcé mais pas mauvais du tout, et des choux à la moutarde dont le souvenir me donne encore des larmes aux yeux.

Cette belle journée était le répit avant la tempête. Nous sommes à Pékin pour régler toute notre paperasse, au programme obtention des visas mongol et russe, et achat des billets pour le transsibérien. Ca paraît simple comme ça, mais ça a été une véritable galère. Nous avons commencé par l’ambassade de Mongolie, où l’on nous a dit qu’on avait besoin d’abord du visa russe, on a couru chez les Russes qui voulaient le ticket de train, on a difficilement trouvé le bureau des ventes de tickets où ils nous on dit qu’ils voulaient du cash… Aaaaah, allez, on recommence dans l’ordre, et en attendant le cash que nos cartes un peu trop sollicitées ne veulent plus nous donner, nous partons visiter Pékin.
Nous visitons de beaux temples bouddhistes (il y en a beaucoup moins en Chine depuis que Mao est passé par là), déambulons dans les rues étroites des hutongs, refroidissons le bout de nos nez dans la cité interdite au milieu de milliers de touristes, et nous réchauffons un peu au palais d’été… La ville recèle de beaux trésors, et nous essayons d’en voir le plus possible entre les attentes dans les files aux ambassades.

Nous faisons aussi la connaissance de deux couchsurfeurs qui nous accueillent pour quelques nuits, Jaime, installé à deux pas de chez Benoît, et Marcus, à l’autre bout de la ville dans un appartement niché au 23è étage, la vue vaut le déplacement, et son hospitalité généreuse plus encore. Nous déjeunons à la chinoise avec lui, pas question de tartines beurrées au choco, ici, c’est de la soupe blanche bizarre ou des beignets salés, il faut s’habituer mais on s’y fait!
Et le temps d’un weekend, nous partons à la conquête de l’imposante muraille de Chine. Benoît nous a conseillé un endroit pas trop fréquenté, et effectivement, nous tombons sous le charme de la campagne pékinoise loin des foules. Pour y arriver, nous devons quand même faire une file de 300 mètres pour monter dans le bus, et oui nous avons choisi un jour férié pour le départ, comme… des milliards de Chinois! Mais enfin, le service est assez efficace, et nous parvenons à destination. Et après quelques centaines de mètres sur des pentes escarpées (il ne faut pas avoir le vertige!), nous laissons tout le monde derrière nous pour admirer les pruneliers en fleurs qui recouvrent les collines, découpés par le long serpent de la muraille qui souligne les crêtes, c’est magique…


Nous sommes partis le sac sur le dos pour passer une nuit sur la muraille, et nous trouvons à notre grand bonheur une tour de garde loin du chemin, pour nous tous seuls, où l’on peut installer notre tente et profiter du coucher de soleil en mangeant des nouilles. Par contre, pour le lever du soleil, il faudra revenir, le calme était tel qu’on a même fait une grasse matinée! Mais il faut déjà repartir, et nous rejoignons un grand réservoir d’eau en contrebas, où il nous faudra de nouveau jouer des coudes pour pouvoir rentrer au bercail…

Ca y est, nous avons nos tickets de train, nos visas russes pour seulement 10 jours, ils ne veulent pas nous donner plus ce qui nous fait changer nos plans de retour à Mons depuis Saint-Pétersbourg, il nous reste juste le visa mongol. Et c’est la guerre pour l’avoir, il faut faire la file pendant des heures, en essayant de ne pas se faire dépasser par des gars d’agence de voyage ou auberges qui viennent chercher les visas pour leurs clients, en nous passent devant avec un paquet de 50 passeports en main. Jean-Lou devient fou et le stress monte, car quand c’est l’heure, ce n’est plus l’heure, et ils ferment le guichet devant nous sans nous donner aucune chance. Nous n’avons plus droit à l’erreur car notre train part bientôt, et il nous faut ces visas. Ouf, après s’être fait entendre et avoir veillé au grain, nous parvenons enfin à les avoir, notre retour vers l’Europe est sur les rails!
Nous passons les derniers jours chez Benoît, et une soirée mémorable où il nous emmène dans un bar belge, Jean-Lou se réserve pour le retour, je ne peux résister à l’appel de la triple carmélite, je le paie cher le lendemain! Nous goûtons enfin un canard laqué juste avant le départ de notre train, et faisons nos adieux à Benoît qui nous a accueilli comme des rois! Il nous faut rejoindre la gare, en route pour nos derniers coups de pédale en Chine!

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Interview du 5 mai sur Pure Fm!
Publié le 5 mai 2011 par Claire et Jean-Lou
Bien le bonjour à toutes et à tous
Et encore des nouvelles en direct depuis Varsovie, cette fois-ci, c’est Jean-Lou qui a donné le ton!
Nous sommes à nouveau passés faire un tour sur Pure fm ce jeudi 5 mai dans l’émission de Raphaël Charlier!!!
Pour ceux qui ont raté la séquence, un clic plus bas pour nous entendre…
A tout bientôt,
Claire et Jean-Lou…
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La Chine par les rails
Publié le 04 mai 2011 par Claire, photos de Jean-Louis
Vite vite, quelques nouvelles, si nous ne vous en donnons pas maintenant, ce sera de vive vois dans un peu plus d’un mois! Voici donc celles de la Chine, celles que Jeanne attendaient depuis longtemps!
Nous sommes arrivés en Chine sur nos deux roues, ou plutôt sur les quatre à nous deux, dans la petite ville de Mengla. Nous y sommes bien désorientés, en 40 kilomètres, il nous faut nous habituer à une nouvelle langue, d’autres usages, d’autres regards.
Nous commençons donc par flâner afin de trouver le bus qui nous amènera dans la prochaine grosse ville. Tout est nouveau et incompréhensible, quelle galère pour obtenir les informations que l’on souhaite, presque personne ne parle anglais, et c’est avec des gestes et des dessins que nous parvenons finalement à glisser nos billets pour Kunming dans la poche, nous devenons des champions de ‘dessiné c’est gagné’!
En chemin, nous nous hasardons dans un super marché. Il en faut de peu pour que je ressorte avec 5 kilos de chocolat au lieu de 5 yuans, et on essaye d’éviter les pattes de poule sous vide et autres exotismes du genre pour cette fois-ci, en choisissant ce qui ressemble à ce que nous avons chez nous. Mauvaise idée, nous apprendrons vite à ne pas nous fier aux apparences, aujourd’hui à la loterie nous avons fait une mauvaise pioche sur deux, qui va des saucisses sèches sucrées aux grisinis à la vanille, beerk! Nous découvrons que les vraies douceurs chinoises se dégustent dans les échoppes de rues et les petits restos, les gourmets y trouveront leur compte en Chine!
C’est l’heure du bus, on glisse les vélos dans la soute et on s’installe sur nos couchettes étroites d’où l’on espère ne pas tomber pendant la nuit. Le voyage est fort long, avec pas mal de contrôles policiers. J’ai l’occasion de tester les toilettes publiques très publiques, pas de portes et à peine de séparation, la file commence en face des dames accroupies, et j’ai de la chance car ma voisine au téléphone ne s’occupe pas de mes petites affaires!
Nous arrivons enfin à Kunming, mais qu’est donc devenue la douce chaleur du sud? Il fait bien froid et nous retrouvons au fond de nos sacoches gants et grosses chaussures pour enfourcher nos vélos et rejoindre le centre. Nous ne l’imaginions pas si loin, et nous arrachons les informations correctes kilomètre après kilomètre, dès que nous commençons à parler anglais, nos informateurs potentiels nous fuient, et nous devenons maîtres dans l’art de retenir quelqu’un par la manche jusqu’à ce qu’il ait compris qu’il pouvait nous aider. Tout devient alors plus facile, et nous avons même droit à un guidage en scooter durant 20 minutes, ça y est, nous y sommes!
Nous arrivons glacés à l’hôtel, où le seul moyen de se réchauffer est la couverture chauffante sur laquelle nous restons collés toute la soirée en contemplant des flocons qui commencent à tomber, brrrr! Ce n’est pas non plus dans les restos ouverts à tout vent que nous arrêterons de taper des pieds, ce temps maussade ne nous incite pas trop à la visite. Ce n’est que le dernier jour que nous découvrirons les charmes un peu cachés de la ville, par contre nous avons fait quelques achats pour remplir nos sacoches de gants, écharpes, bonnets, collants et grosses chaussettes en prévision des kilomètres qui nous attendent en Europe!
Notre périple en train commence enfin alors que nous partons pour Xi’An, pour 34 heures de trajet. Les couchettes sont confortables et nos voisins ne ronflent pas, c’est un voyage agréable avec la Chine qui défile derrière les vitres, des montagnes escarpées du sud vers la plaine un peu monotone du centre.
Nous restons à Xi’An cinq jours, le temps de ne plus nous étonner d’être sans cesse dévisagés, de ne plus nous retourner à chaque raclement de gorge, de ne pas s’offusquer d’être bousculés dans les bus, et surtout, le temps d’apprendre à rire avec ces chinois surprenants mais qui ont beaucoup d’humour… Le clou du spectacle à Xi’An, c’est l’armée enterrée de soldats en terre cuite. Et quel spectacle! Ces soldats figés dans leur fosse sont majestueux et impressionnants, et surtout, quelle folie de la part de l’empereur qui s’est fait ensevelir entouré de cette armée morte…
Nous devons maintenant rejoindre Pékin, la suite du voyage nous attend et nous avons pas mal de paperasseries à régler dans la capitale, cette fois il ne s’agit que d’un trajet de 12 heures de train, une broutille!
Vous aurez droit à plus de détails dans le prochain article, en attendant, portez-vous bien!




Hello vous deux!
Alors pour info, la langue tout en bas de la grande affiche de votre série de photos chinoises, c’est du Coréen ;o))
(ou en tous cas ça y ressemble furieusement, je ne peux pas jurer que d’autres langues n’utilisent pas les mêmes caractères, va falloir que je me renseigne).
Plein de gros bisous et maintenant à très vite!
Agnès